Prêcheurs de retraites de Carême

Prêcher des retraites et autres récollections fait partie de notre mission de prédication. C’est donc toujours un événement de se lancer. Pendant le carême de cette année, au deux frères du studentat se sont lancés : le frère Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond à Saint-Hugues-du-Biviers dans les Alpes et le frère Emmanuel Dumont à Villebon en Essonne.

 

A Villebon, le fr. Emmanuel prêchait une retraite organisée par la zone pastorale de Gif-sur-Yvette. La retraite était à deux voix, avec le fr. Adama Tapsoba, de la vice province Saint-Augustin, assigné aussi au couvent d’Evry. Avec l’équipe d’animation pastorale, nous avons mis au point un parcours spirituel sur le thème du pardon :

  1. Pardonner et voir le mal en face ;
  2. Le pardon comme don de Dieu ;
  3. Quelques figures du pardon dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

« Dans la suite des cours du fr. Lefebvre à Fribourg, j’ai essayé de transmettre la richesse des petites personnes bibliques (Esaü, Joseph, Saül, Absalom) et la complexité de ces situations de pardon, » explique fr. Emmanuel. Le public a apprécié, y compris le film ‘Pardonnez-moi’ de Maïwenn, un peu « trash » par moments.

À Saint-Hugues, le fr. Grégoire : en terre jésuite, certes, mais avec un groupe œcuménique d’une dizaine de personnes réunies sous le patronage du père Lataste, fondateur des dominicaines de Béthanie : un charisme d’accueil inconditionnel et de discrétion absolue. Hospitalité et silence sont de mise, pour permette à des bouts de vie de se raconter et à la Parole de Dieu de s’y déployer un peu plus. Les rencontres étaient pensées comme une introduction à la lectio divina, individuelle puis commune. L’enjeu est double, comme apprenti-prédicateur : se faire hospitalier à ce qui se dit et se vit déjà de l’Évangile chez ceux à qui l’on est envoyé  et tâcher de pas trop prendre de place pour laisser la Parole passer devant. On en revient avec de grandes joies et quelques questions, avec, surtout, le désir de poursuivre notre commune écoute des Écritures.

fr. Emmanuel Dumont, o.p. et fr. Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, o.p.

Publié dans Apostolat, Frères étudiants à Fribourg, Prédications | Laisser un commentaire

Mon apostolat de frère étudiant : Le « Rosaire Vivant » ou la grâce d’être chrétien – fr. Cyprien-Marie

Lors d’un Chemin de Croix médité pour les malades à Lourdes pendant le pèlerinage du Rosaire 2016, j’ai reçu de la part d’une des responsables du groupe « Le Rosaire Vivant » une demande d’accompagnement. Ce groupe est un groupe de prière fondé jadis par la Vénérable Pauline-Marie Jaricot (1799-1862) en 1825. Son idée était de rassembler les fidèles autour du Chapelet en méditant un mystère de l’Evangile. Chaque personne du groupe médite un des mystères du rosaire, ainsi le rosaire tout entier sera dit par le groupe. Dix ans plus tard (en 1836), le Rosaire Vivant comptera plus d’un million d’associés.

Cette évangélisation par la prière n’était pas la seule œuvre de Pauline-Marie Jaricot, puisqu’elle a fondé en 1819 les groupes de « la propagation de la foi » au milieu des ouvrières et des ouvriers de la ville de Lyon. Elle avait aussi une bonne relation avec le curé d’Ars qui disait à propos de Pauline-Marie : « Je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix et de très lourdes responsabilités et qui les porte avec un grand amour : c’est mademoiselle Jaricot. »

Le père jésuite Henri Ramière (1821-1884) disait à propos du Rosaire Vivant : « 15 charbons, un seul est allumé, deux ou trois le sont à peine, rapprochez-les, c’est le brasier ! »

Après une discussion avec mon père-maître qui a accepté cette initiative, j’ai commencé l’accompagnement de ce groupe de prière. Une fois par mois je vais à la maison où les membres du groupe se réunissent pour la prière, à Lyon. La responsable, Laurence, avec son mari Gaëtan, m’ont proposé de dîner avec eux chaque fois avant la prière pour qu’à travers ce moment de partage, je puisse connaître les autres membres qui seront aussi invités au dîner.

Vers 19h45, nous commençons à dîner en discutant de divers sujets. Vers 20h30 après la venue des autres membres, nous commençons notre réunion. Ecouter les intentions de prière de chacun et aussi les actions de grâce, prier pour l’autre et rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits envers nous, aide nos cœurs à croître dans l’amour de Dieu. Prier pour l’autre qui souffre est un acte de charité qui brise en nous la glace de l’égoïsme ; rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits est un acte d’amour et de gratitude pour celui qui nous a aimés jusqu’à la mort, et la mort de la Croix.

Ensuite, nous prions ensemble un mystère du Rosaire choisi généralement par les membres du groupe, avec les intentions de prière, en offrant notre réunion à Dieu.  Je peux dire que Dieu a exaucé nos prières.  Il a fait revenir des membres qui avaient quitté ce groupe. A la première réunion en novembre 2016, j’avais six membres seulement ; à la dernière réunion ils étaient presque une vingtaine de personnes. Laurence disait au début de la dernière réunion : « Je veux rendre grâce à Dieu et à vous frère qui avez accepté de reprendre le groupe, qui a pu continuer et se développer. »

Normalement, je dois accompagner ce groupe pendant deux ans, cette année et l’année prochaine, les deux ans de ma présence à Lyon en raison des études. J’ai voulu donc que cette année soit une année d’introduction à la spiritualité, notamment avec les trois âges de la vie intérieure selon saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila. En effet, j’apprécie l’enseignement de ces saints qui m’ont beaucoup inspiré. Le père dominicain Réginald Garrigou-Lagrange, lui aussi, était inspiré par ces saints, c’est pour cela je m’appuie beaucoup sur ce que j’ai lu dans son œuvre, « Les trois âges de la vie intérieure. » Après avoir prié le mystère du chapelet, on lit ensemble une petite lecture biblique grâce à laquelle je conduis les frères et les sœurs vers une méditation qui n’a pas le style d’une prédication mais celui d’un enseignement : à la fois simple, direct et pédagogique. Malgré mes nombreuses fautes de français, je peux dire que ce que j’enseignais a été apprécié par les membres du Rosaire Vivant. Comme un « poussin » dominicain, j’essaie de diffuser « l’intelligence de la foi », cette intelligence qui n’est pas seulement intellectuelle mais aussi et surtout spirituelle.

L’intelligence de la foi passe d’abord et avant tout par une relation personnelle avec Dieu, sans laquelle la foi chrétienne devient un pur intellectualisme, ou un sentimentalisme stérile. Avoir conscience de cette grâce, de cette puissance et de ce don d’être chrétien est le centre de ma prédication au sein du groupe du Rosaire Vivant : « Dieu, auteur de la grâce, se sert de l’humanité du Sauveur pour nous la communiquer comme un grand artiste se sert d’un instrument pour nous transmettre sa pensée musicale, ou comme un grand penseur se sert de son style à lui, de sa langue plus ou moins riche, pour s’exprimer. » (R. Garrigou-Lagrange, o.p., in Les trois âges de la vie intérieure.)

A la fin de notre réunion nous récitons la prière pour la béatification de la vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Je suis reconnaissant envers les membres de ce groupe qui m’ont aidé dans cette belle aventure qui me prépare à être un prêcheur sur les pas de saint Dominique.

fr. Cyprien-Marie El Euchi, o.p

Publié dans Apostolat, Frères étudiants à Lyon | Laisser un commentaire

Des vacances… studieuses !

Il ne faut pas en croire toutes les photos de Tabella.fr ou du groupe Facebook des frères étudiants : nous ne passons pas la majeure partie de notre vie à gambader à travers l’Europe ou à trinquer dans La Cave des Dominicains. Non, sauf exception, nous la partageons entre le Couvent et la Catho, dans ce mouvement régulier de va-et-vient entre l’intériorité silencieuse (presque intemporelle) de la clôture et l’agitation exaltante (bourdonnante ?) du monde, écartèlement si caractéristique de notre vie dominicaine : les frères étudiants, nous aussi, participons à ce battement de cœur régulier, cet imperturbable mouvement de balancier, qui rythme la vie du couvent.

A la suite des denses et fraternelles célébrations de Noël, nous avons tout de même profité des vacances universitaires pour passer une semaine en famille, retrouver les nôtres (premier retour chez les siens après un an et demi pour les nouveaux frères profès), se reposer un peu, et revenir d’aplomb pour la nouvelle année !

      

De l’énergie il en fallait pour ce début d’année : dès la première semaine de janvier, les frères étudiants de Fribourg (frs. Charles, Jacques-Benoît et Grégoire), fr. Emmanuel (en formation au couvent d’Evry) et fr. Pierre-André (en stage diaconal au couvent de Lund en Suède) nous ont rejoints à Lyon pour une session de formation sur le discernement spirituel ! Voilà une discipline pastorale que l’on ne nous enseigne pas à la fac. Ainsi, durant trois jours, nous avons parcouru avec fr. Patrick-Dominique Linck une histoire de l’accompagnement spirituel chez les premiers Pères du désert (à travers leurs célèbres apophtegmes). Puis, guidés par Isabelle Bochet, nous avons étudié quelques textes choisis de Saint Augustin, découvrant la finesse d’analyse et la passion de cet évêque qui écourtait ses nuits pour répondre par un long traité à la courte lettre d’un (insolent et inconnu) étudiant de philosophie… Enfin, fr. Patrick-Dominique a relu sa longue expérience d’accompagnant et d’accompagné pour en extraire quelques points essentiels de réflexion et d’attention qui pourraient bien nous être utiles à l’avenir !

Cette réunion des frères étudiants de toute la province fut aussi un beau moment fraternel et l’occasion de faire le point sur nos apostolats partagés, et sur quelques nouveaux projets à saisir et faire naître ! Les idées ont foisonné. Et les étés s’annoncent bien chargés : des pèlerinages prometteurs s’organisent avec les étudiants des quatre coins de la province (Pas de spoiler…), un camp d’été en Lituanie, des (désormais traditionnelles) sessions ThéoDom, etc. Quelques brainstormings, aussi, ont sollicité nos synapses : Comment fédérer ou communiquer entre les multiples apostolats auprès des jeunes, qui jaillissent dans nos couvents partout en France ? Comment y intégrer les jeunes des vicariats de la province (pays baltes, pays scandinaves, en particulier) ? Comment répondre à l’attente des jeunes d’une formation théologique à la fois exigeante et attrayante ? Et comme un peu de concret finit par sortir de nos réunions (si-si), nous vous promettons d’ailleurs à ce sujet une petite surprise pour la Pentecôte 2017. Tenez-vous prêts et ouvrez l’œil !

Bref, cette session de formation à peine terminée, les frères étudiants de Lyon ont débuté avec joie et enthousiasme leur semaine d’examens à la Catho (Pas trop de pleurs ni de grincements de dents à reporter, so far… so good). Et au même moment, l’hôtellerie du couvent ne désemplissait pas : le couvent accueillait durant deux petits jours les sept frères novices (!!) et leur père-maître qui commencent leur long périple sur les pas de Saint Dominique, vers Fanjeaux, Prouilhe et Toulouse. (Ci-dessous, quelques souvenirs de l’épopée des novices de l’année dernière…) Quelle vie au couvent ! Ce sont les deux semaines de l’années où il manque des stalles à la chapelle !

La semaine d’examens achevée et le couvent retrouvant un brin de calme et son rythme de croisière, enfin, nous respirons un peu… avant la reprise des cours du deuxième semestre ! Courage, nous dit-on : plus que 6.5 ans d’études !

Mais il faut se rendre à l’évidence, nous ne pouvons pas tenir en place une semaine. Alors, pendant la semaine d’inter-semestre (traduisons : de vacances universitaires), nous faisons notre première expérience de prédication filmée ! Si vous voulez vous amuser un peu, goûter à nos maladresses de débutants, faîtes découvrir l’étonnant Théobule à vos cousins, filleuls, neveux, frères ou sœurs (6-11 ans)… Des têtes connues devraient apparaître pour le prochain Carême et au cours du Printemps 2017 !

Bref, voilà le résumé d’un mois bien rempli de la vie des frères étudiants de Lyon ! Achevons cette brève en vous souhaitant une joyeuse et sainte année 2017 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. » (Rm 15, 13)

  

fr. Matthieu Palayret, o.p.

Publié dans Apostolat, Études, Frères étudiants à Fribourg, Frères étudiants à Lyon, Vie commune | Laisser un commentaire

Une rentrée bien chargée !

Chez les dominicains, ‘septembre’ rime avec ‘professions’. Cette année, nous sommes trois à avoir fait notre première profession religieuse dans l’Ordre des Prêcheurs. Il s’agit du frère Matthieu, du frère Cyprien-Marie et de moi-même.

Professions simples Professions simples Professions simples Professions simples

Aussitôt engagés, aussitôt embarqués… Moins de 24 heures après avoir fait vœu d’obéissance, nous faisions route, sous le regard attentif de notre nouveau père-maître, vers Lyon où nous sommes désormais assignés pour y entamer notre premier cycle d’étude.

Aussitôt installés, aussitôt rentrés… S’il demeurait encore des questionnements quant à notre nouvelle vie, le premier cours de théologie à la Catho lançait sur les chapeaux de roues notre année universitaire et notre vie de frères étudiants.

Messe de rentrée du St-Nom-de-Jésus Nouveaux frères étudiants Venia d'un frère dominicain Frères dominicains

Les frères, justement, parlons-en !!! Ceux du couvent du St-Nom-de-Jésus nous ont reçus avec beaucoup de bienveillance. Très vite, nous nous sommes sentis chez nous. A ma grande surprise, ce couvent, beau et agréable à vivre, bénéficie d’une atmosphère assez silencieuse malgré sa position en centre-ville (si tant est que les enfants de l’école primaire attenante ne soient pas en récréation !!).

Début octobre, le traditionnel pélé du Rosaire nous a ensuite donné l’occasion de retrouver les frères à Lourdes, nous associant ainsi à cette mission communautaire de première importance. Surtout, ce fut pour moi l’occasion de prendre d’avantage la mesure du dévouement et de l’attachement de tous à ces quelques jours passés chaque année auprès de la Mère de notre Seigneur.

Début novembre, les journées interprovinciales des frères en formations nous ont rassemblés au couvent de La Tourette autour du thème de la Miséricorde. Au total, nous étions une trentaine de frères venus de Suisse, de Belgique et de France. Avec tout ce petit monde le couvent retrouva pour quelques jours sa vocation initiale de Studium (couvent d’étude), rendant ainsi, soudainement, vie et sens à ce bâtiment. Moi qui ne suis pas un grand amoureux de l’architecture de ce couvent, il me faut bien reconnaître avoir apprécié ces lieux de manière nouvelle lors de cette session.

Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats  Session interprovinciale des studentats

Je ne peux pas finir sans évoquer les premières soirées de ‘La Cave’… Comme vous le savez sans doute, nous bénéficions depuis quelques semaines d’un nouvel outil apostolique, à savoir le bar associatif baptisé la cave des Dominicains. Inauguré depuis un mois, il gagne petit à petit sa vitesse de croisière. Pour nous, frères étudiants, il s’agit avant tout d’assurer une disponibilité bienveillante auprès des jeunes qui prennent possession des lieux. L’enjeu étant que les adhérents fassent vivre eux-mêmes la cave afin qu’elle devienne opportunité de retrouvailles, de rencontres et de dialogues, mais aussi d’évangélisation. A côté de cela, notre belle tireuse à pression nous initie aux délicatesses de certains breuvages subtilement parfumés, unifiant joyeusement convivialité et plaisir sous le patronage de Pier-Giorgio Frassati.

lacave3 lacave2 lacave1 dsc01389

Comme vous le voyez, nous n’avons nullement le temps de nous ennuyer, d’autant plus que je n’ai pas évoqué ici nos apostolats personnels ! Ce sujet fera sans doute l’objet d’une prochaine publication.

En attendant, nous nous confions à vos prières, et vous disons à bientôt pour de nouvelles aventures !

Fr. Mathieu-Marie Trommer, o.p.

Publié dans Apostolat, Études, Frères étudiants à Lyon, Professions | Laisser un commentaire

La Cave des Dominicains

Si vous êtes de fidèles lecteurs de la page Facebook des frères étudiants, peut-être avez-vous déjà eu des échos de l’ouverture d’une « Cave » au couvent du St Nom de Jésus (Lyon), projet porté en grande partie par les frères étudiants ? Qu’en est-il exactement ? Un projet apostolique ou bien simplement l’aménagement d’un lieu pour conserver le vieux vin des frères, comme le pensait Mgr Gobillard (nouvel auxiliaire du diocèse de Lyon) quelques heures avant sa venue pour l’inauguration ?

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Laissons tout d’abord le fr. Philippe VERDIN (prieur du couvent) nous raconter la genèse de ce projet :

« Il y a quelques mois, à l’initiative de deux frères étudiants, un petit groupe dans l’esprit dominicain se forma pour les JMJ de cet été en Pologne. Les réseaux fonctionnant à plein, au gré des amitiés, le petit groupe rassembla plus de cent jeunes. Ceux qui ne se retrouvent pas complètement dans le style charismatique ou très marqué des grosses institutions lyonnaises, les outsiders qui aiment bien prendre des initiatives rallièrent les dom’s, ou les dodos. Parmi eux, beaucoup de chefs et cheftaines des SUF et des Europe. Un week-end à la Sainte-Baume acheva de souder la fine équipe. C’est alors que le fr. Jean-Baptiste RENDU vint trouver le prieur de son couvent. Il lui demanda s’il était possible d’envisager l’après-JMJ, avec un projet alternatif, léger, fondé sur l’amitié et la rencontre, où le Christ serait l’invité permanent avec la joie et la complicité, genre Cana ou Emmaüs. Le couvent proposa des locaux scouts qu’il faudrait réaménager. Les scouts de France de la paroisse acceptèrent très gentiment de se pousser un peu et on sollicita Hubert RENDU et Victor PERROT (2 jeunes agenceurs) pour concevoir les nouveaux espaces. Les heures en Pologne et à Cracovie furent inoubliables. Au couvent des frères à Cracovie, le groupe des dominicains découvrit la radieuse figure de Pier-Giorgio Frassati, laïc dominicain et choisirent son patronage. On hésita sur le nom : cave des dom’s, cave du 93, cave Pier Giorgio, le Giorgio… Ce fut finalement la Cave des Dominicains, sous le patronage de Pier-Giogio Frassati. »

Début août commencèrent les travaux et l’inauguration et bénédiction de la Cave eut lieu le 14 octobre dernier avec la présence des entreprises, des responsables de la pastorale des jeunes du diocèse, d’amis du couvent, des frères de la communauté et de nombreux jeunes lyonnais venant de différentes horizons (groupe JMJ, la Catho, etc). Depuis « La Cave des Dominicains » est ouverte tous les vendredis soir (20h-23h30), hors vacances scolaires. Fort de l’expérience de la « Cave du 222 », cette cave se veut être un lieu de formation, de débats et de rencontres informels où l’on ose parler de tout, y compris de foi. Le tout autour d’un verre. Chaque soirée se termine par l’office des Complies et la prédication d’un frère sur l’évangile dominical.

L’esprit de la « Cave » en 5 points :

  1. — La Cave des Dominicains est un lieu de rencontre et d’amitié.
  2. — La Cave des Dominicains est ouverte à tous, sans distinction de foi ni de confession.
  3. — La Cave est animée par l’esprit de service. Chaque soirée une équipe de caverniers s’active pour accueillir et servir.
  4. — La Cave cultive l’ouverture d’esprit. On y débat de tout, on s’y écoute dans le respect, avec curiosité et intelligence.
  5. — Les clés de la Cave sont la foi, l’espérance et la charité.

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Une bonne partie des travaux a été financée par les fonds propres du couvent du St Nom de Jésus et de la Province Dominicaine de France. Cependant il reste 20 000 euros à financer. Pour cela nous avons lancé une campagne de recherche de fonds avec la plateforme de finance participative Credofunding (https://www.credofunding.fr/fr). Si vous souhaitez nous aider : https://www.credofunding.fr/fr/cave-des-dominicains. D’avance merci de votre GENEROSITE.

Pour suivre l’actualité de la « Cave des Dominicains » :   logo-facebook   logo-twitter

Fr. Jean Baptiste RENDU o.p.

Publié dans Actualités, Apostolat, Frères étudiants à Lyon | Marqué avec , | 2 commentaires

Retour d’apostolat d’été – Avignon 2016

f-997-57319e82100f4

Pour la onzième année consécutive, la présence dominicaine s’invite à Avignon durant le festival. Nous étions quatre cet été, par tandem de deux ou trois frères : les frères Thierry Hubert, Rémy Vallejo, Nicolas Burle et moi-même.

Parallèlement à d’autres missions d’évangélisation présente pendant le festival (Présence chrétienne, Aïn-Karem, etc.), nous sommes spécialement tournés vers les professionnels, qu’ils soient comédiens, metteurs en scène, directeurs de théâtre, journalistes, chargés de com’, etc.

Aujourd’hui, nos deux principales actions sont l’animation des rencontres Foi & Culture et la tenue quotidienne d’un blog en ligne, Vue d’Avignon – billets des dominos, pour l’hebdomadaire La Vie.

Fondé en 1966, Foi & Culture, la plus vieille association partenaire du festival, offre tous les mardi et samedi l’occasion d’une rencontre d’un autre type de ce qui s’entend habituellement : en collaboration avec le frère Samuel Rouvillois, de la communauté Saint-Jean, nous vivons avec un comédien, ou un metteur en scène, un temps d’échange très libre, souvent profond, personnel et spirituel, qui pose un autre regard sur leur pièce. Nous proposons parallèlement un colloque sur la thématique générale du festival. Cette année, le frère Adrien Candiard est intervenu sur Tragédie humaine et Espérance biblique, et Olivier Py, directeur du festival, se livra aussi à l’exercice quelques jours plus tard.

Pour la cinquième année consécutive, nous animons un blog sur lavie.fr ce qui nous donne chaque jour de revenir sur une ou deux pièces, du in ou du off. Notre carte de presse nous offre l’occasion de rencontrer les envoyés des principaux journaux nationaux et de collaborer avec le quotidien du festival, I/O Gazette. Nous enregistrons également deux fois par semaine de petites « capsules culturelles » pour RCF-Vaucluse.

Entre deux pièces à découvrir, des rencontres informelles avec les festivaliers se vivent tout au long du jour et de la nuit lorsque nous parcourons, de blanc vêtus (habits customisés à l’aide du sac du festival, d’une vieille sacoche ou des indispensables lunettes de soleil), les rues d’Avignon. Le soir, après les dernières représentations, et souvent jusqu’à la fermeture, à 3h30 du matin, nous discutons avec les comédiens au bar du in, buvette aménagée dans une cour, réservée aux professionnels du in.

Notre programme change chaque jour, bousculé par les impératifs et la durée plus ou moins longue des pièces, mais au cœur de la journée : la prière ; et la célébration de la messe, si elle est brève, est toujours un moment privilégié de ressourcement, entre frères et avec ceux qui nous rejoignent.

Cette année, outre Les Damnés, présenté dans la cour d’honneur et qui marquait le retour de la Comédie Française au festival, nous avons été enthousiasmés par Het Land Nod de la compagnie FC Bergman et surtout par Le radeau de la méduse des élèves de dernière année de l’École du TNS (Théâtre National de Strasbourg). La présence dominicaine était aussi marquée par le retour de Pierre & Mohamed et une nouvelle création, Moi, Dominique, avec Raphael Joly et Francesco Agnello. Une tentative heureuse et appelée l’an prochain à se renouveler et à s’enrichir fut aussi la lecture simultanée en hébreu, grec, latin et français des neuf premiers chapitres de la Genèse. La performance dans la métropole Notre-Dame des Doms offrit un merveilleux déplacement. Le texte s’entendait dans une pluralité culturelle, une diversité phonique orchestrée par le comédien Jean-Damien Barbin.

Le festival est un lieu de prédication : c’est-à-dire que nous, frères prêcheurs, commençons par nous mettre à l’écoute des comédiens et metteurs en scène à travers les pièces qu’ils nous proposent.

Le théâtre aurait vingt ans d’avance sur les questions de son temps dit-on… pourquoi ? Par la liberté que donne la scène d’évoquer des sujets sensibles, perçus à demi-mots, ou encore tabous. Comment ? Sans doute par un double « regard prolongé », posé sur la réalité.

C’est d’abord l’œil des écrivains, metteurs en scène et comédiens qui scrute longuement le monde dans lequel nous vivons et se demande comment l’interpeller, le réveiller, l’animer. En basculant ces questions entre-aperçues dans la virtualité bien incarnée du théâtre, cette petite communauté synthétise ce temps long d’observation, enrichi du regard personnel de chaque intervenant.

A ce premier coup d’œil de ceux qui sont en scène, s’ajoute un autre regard, lui aussi prolongé, celui du spectateur soudain confronté à une situation non choisie, souvent extrême, même lorsqu’elle est banale. Les scènes de la vie quotidienne y prennent un autre relief, l’histoire s’approche jusqu’au présent, les mondes lointains s’étendent tout près. Que la pièce dure douze heures ou quelques minutes, le temps se présente sous une autre couleur et laisse percevoir d’étranges « signes des temps ».

 Aux questions morales ou sociales qui hantaient le théâtre des années 90 et des premières années du XXIe siècle semble répondre désormais un faisceau d’interrogation plus directement spirituelles. Comme si Claudel, remis à l’honneur il y a vingt-cinq ans, ou l’Épître aux jeunes acteurs d’Olivier Py, faisaient école. Mais c’est sûrement les soubresauts et les questions sous-jacentes de notre monde contemporain qui émergent, solitaires encore ou par bribes, mais qui, condensés à Avignon, formulent d’année en année des phrases enfin audibles.

Comme frères, nous percevons ces échos et la manière dont le théâtre change et se meut. Ils prêchent pour que nous prêchions. L’Évangile semble poindre et même s’épanouir dans certaines pièces anciennes ou contemporaines.

Laissons le mot de la fin à l’équipe 2016 qui écrivait en conclusion sur lavie.fr :

« Nous quittons ce festival, remplis d’images, de paroles, de rencontres, de pintes de Perrier – la grande nouveauté 2016 – et de petits verres de blancs et des grands verres de bière, des gâteaux des cinquante ans de Foi & Culture, du visage lumineux du Père Chave, initiateur-animateur-amoureux des dialogues entre l’Église et la Culture. Nous quittons ce festival avec la beauté des regards échangés tard, très très tard, sous les lampions du bar du In, de la joie de se retrouver là alors que rien ou si peu ne nous y prédestinait. Nous quittons ce festival, avec le goût renouvelés des mots, ceux de nos offices et de nos messes quotidiennes (eh oui !), ceux des plateaux et des tables de resto, avec la folie furieuse de résister par notre seule présence – et celle du Ciel – à la peur des ténèbres.  Sur leur embarcation les enfants du radeau de la méduse avaient vu juste « ramons, tambourinons ». Rideau. Salut. D’autres scènes nous attendent. À l’année prochaine, si Dieu nous prête vie. »

fr. Charles Desjobert, op

Publié dans Actualités, Apostolat, Frères étudiants à Fribourg, Vie dominicaine | Laisser un commentaire

Retour d’Apostolat d’été – ThéoDom

TheoDom 2016  –
Un peu de théologie, à la mer ou à la montagne.

Enseignement du fr. Emmanuel Dumont op

Enseignement du fr. Emmanuel Dumont op

            À la suite du succès de la première session TheoDom à l’été 2015, pari avait été fait non seulement de dédoubler la proposition, mais aussi de l’exporter ailleurs, dans un cadre différent : si l’océan a ses adeptes, la montagne aussi, ça vous gagne, surtout pour une semaine de prière, de réflexion et de détente, l’un, l’autre et le troisième dans la tradition dominicaine ! Deux aperçus, donc, de nos sessions. 

Kergallic

      Le hameau de Kergallic a accueilli, pour la deuxième année consécutive, une session Théodom qui a proposé à de jeunes étudiants et professionnels venus d’horizons divers et variés –onze cette année- d’approfondir leur foi en découvrant les principales disciplines théologiques. L’animation était assurée par quatre frères dominicains (ffr Marc Bellion, Jean-Baptiste Régis, Emmanuel Dumont & Olivier Catel) et, pour la première fois, et à la grande joie de tous, une sœur dominicaine (Sr Carine Michel).

            Chaque matin, les participants étaient appelés, après la messe et un petit-déjeuner fraternel, à découvrir pendant une heure et demie une discipline : Bible et Création, l’action de Dieu, un parcours biblique sur l’institution de l’eucharistie en Mc 14, la vertu de prudence. La fin d’après-midi était consacrée à un atelier où les participants, en petits groupes, pouvaient réinvestir leurs connaissances acquises le matin et poser toutes les questions qui avaient surgi dans la journée. Les échanges furent riches, vifs et parfois passionnés. Ce fut pour les participants une belle occasion de mettre en forme leur questionnement et, pour les frères, principalement étudiants, une occasion d’approfondir leurs propres recherches. 

Magnifique

  Les après-midi furent estivales, gaies et détendues : de cap en cap, de pointe en pointe et de plage en plage, les sorties furent journalières. A noter la veillée finale d’adoration, dans l’église de Bangor, animée par le groupe : une veillée pour rendre grâce mais aussi pour prendre un pot avec les habitants et estivaliers venus partager ce temps de prière.

Entre travail intellectuel et vie communautaire partagée, entre prière et services, se dessine ainsi une expérience proprement dominicaine qui cherche à donner le goût de l’intelligence de la foi.

            La seconde session fut dans un autre cadre, donc, au monastère de Chalais, pas loin de la Grande Chartreuse, mais l’esprit est resté le même. Avec, pour nous aussi, la joie de prier, travailler et se détendre (les trois, toujours, on vous a dit) avec nos sœurs, ici moniales (un grand merci à leur accueil large et détendu, même quand nous leur avons refourgué nos restes, de quoi nourrir, ou presque, une colonie). Chaque jour, découverte d’une discipline théologique : le fr. Marie-Augustin, du couvent de Strasbourg, démarre en seconde, mais sans caler : « Vous avez-dit Magistère ? », on continue avec le fr. Grégoire (Fribourg) qui tâche de parler « Bible : tradition(s) d’interprétation(s) », puis c’est un précis de liturgie et d’architecture sacrée et leurs significations ecclésiologiques et théologiques avec le fr. Charles (Fribourg encore) – « Le mouvement liturgique, liturgie en mouvement » (ah, mais c’est qu’ils savent titrer !) – ; l’avant-dernier jour, le fr. Jacques-Benoît (Fribourg toujours) nous fait chanter du Polnareff (à la grande joie de la sœur qui retrouve les sons de sa jeunesse), et pose la question : « on ira tous au Paradis ? » (si vous voulez la réponse, venez l’année prochaine), puis nous finissons avec la sœur Pascale-Dominique qui parle assise, mais plaide pour une « théologie à genoux » et nous apporte un très bel enseignement sur la place et le rôle de la théologie dans la vie spirituelle : en gros, et en très résumé : quand ça te gonfle, persévère, mais si ça te gonfle d’orgueil, arrête un peu, parce que, tout ça, c’est pour aimer.

 Frs. Olivier Catel et Grégoire laurent-Huyghues-Beaufond, op

Publié dans Actualités, Apostolat, Frères étudiants à Fribourg, Frères étudiants à Lyon, Frères étudiants à Oxford, Vie dominicaine | Laisser un commentaire

Retour d’apostolat – l’atelier Fra Angelico

« 5 jours pour créer la Cité céleste », tel était le projet. 5 jours pour réaliser que nous en étions les pierres vivantes, tel fut son accomplissement. Que nos mains, après tant de mains, comme tant de mains, aspiraient à dire l’indicible. A tracer, sculpter, creuser, des chemins d’espérance, nos chemins. A mettre au jour la lumière. Que la Cité céleste est œuvre d’incarnation. Que la révélation du Christ est dans un même mouvement dévoilement que lui-même opère en nous, à travers nous. Entre nous.

Session Fra Angelico 2016 - Chalais

Cela allait-il de soi ? A première vue, sans doute pas. Belle gageure que de réunir ainsi artistes d’horizons si divers et théologiens autour de l’Apocalypse, le tout dans un monastère à flanc de montagne, sous le soleil de juillet. C’est pourtant là que, portés par la prière des sœurs dominicaines, nourris de leur présence et de la beauté des lieux, chacun s’est peu à peu révélé. A travers ses mots, à travers ses œuvres, en commentant St Augustin, ou en lavant la salade. Nourrir les corps, nourrir les cœurs et les âmes, pas de geste qui ne compte. Tout est rencontre.

Pouvions-nous créer ensemble ? Il fallait oser. Il y eut les pionniers, les veilleurs de nuit, les guetteurs d’aube, les marcheurs et les contemplatifs. Et puis ce dernier après-midi où tous enfin nous sommes rejoints, non pour créer d’une seule main, mais ensemble, et dans un même élan. Chacun a osé. Chacun a levé un coin du voile. Il n’est nulle timidité que la bienveillance ne puisse vaincre.

Pas de roseau pour mesurer le travail accompli. Il n’est pas fini. Tout est déjà, tout est encore à construire. Mais c’est sur la lumière que nous bâtissons, eau vive qui baigne nos fondations. La rencontre a eu lieu, premier fruit. De ces fruits rares et féconds. Nous reviendrons.

Session Fra Angelico 2016 - ChalaisSession Fra Angelico 2016 - Chalais

Atelier Fra Angelico – du 17 au 23 juillet, chez les moniales dominicaines de Chalais (Isère). Avec les frères Emmanuel Dumont et Pierre de Marolles (Province de Suisse)

Merci à Audrey Spindler pour cet article.

Publié dans Actualités, Apostolat, Vie dominicaine | Laisser un commentaire

L’été des frères étudiants : va et prêche ! (et n’oublie pas de te reposer un peu)

L’été est, pour les frères étudiants, synonyme sans doute de repos, après une année souvent chargée, mais aussi d’itinérance, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles ! Petit tour d’horizon pas forcément exhaustif …

            Si les frères Charles et Grégoire qui espéraient partir à la découverte de l’histoire récente et du présent de l’Église en Algérie doivent, faute de visas, changer leurs plans, d’autres, heureusement, peuvent traverser aisément les frontières ! Pendant que le fr. Jean-Baptiste (celui de Lyon) part à la rencontre de l’Église et des frères en Lituanie, sous la conduite du fr. Jokubas-Maria et du fr. Marc-Antoine (Père maître), d’autres ont visé un peu plus au sud : les frères Jacques-Benoît et Pierre-André participent en effet au pèlerinage voulu par le maître de l’Ordre pour notre huitième centenaire, avec plus de quatre-vingts jeunes frères venus du monde entier, de Caleruega (ville de naissance de Dominique) à Bologne, en passant par Toulouse, Lourdes ou Rome. Ils seront présents à Bologne, le 14 juillet, pour l’ouverture du chapitre général de l’Ordre.

           À peine plus tard dans l’été, les frères Olivier, Xavier et Sarmad (couvent de Lille) avec un groupe de lillois, autour du foyer saint Dominique, et les frères Jean-Baptiste (celui d’Oxford) et Jean-Baptiste (celui de Lyon) avec un groupe constitué autour du couvent de Lyon, se rendront en Pologne pour les Journées mondiales de la Jeunesse, à la rencontre de l’Église de Pologne et du pape François. De son côté, fe fr. Jokubas-Maria s’y rendra avec un groupe de jeunes lituaniens.

            Mais il se passe aussi des choses en France, et pas seulement quelques jours de vacances bien mérités. Si, en raison des JMJ, nous avons mis entre parenthèses notre présence sur les chemins de saint Jacques, c’est aussi pour de nouveaux projets : côté arts et culture, le fr. Charles participe de nouveau à la présence des frères dominicains au festival d’Avignon ; quant au fr. Emmanuel, il lance, avec le fr. Pierre de la province de Suisse, l’atelier Fra Angelico chez nos sœurs moniales de Chalais : « cinq jours pour créer la Cité céleste » avec et pour des artistes contemporains, conférences, workshop et détente autour du livre de l’Apocalypse, théologiquement et symboliquement riche et, nous l’espérons, inspirante !

            La session à peine finie, le monastère sera de nouveau investi, cette fois-ci par les frères Jacques-Benoît, Charles et Grégoire, pour une nouvelle édition de TheoDom : initiation à la théologie, prière et détente, tous trois dans dans la tradition dominicaine, avec le fr. Marie-Augustin de Strasbourg et les sœurs. Au même moment, le fr. Grégoire prêchera aux complies la neuvaine de St Dominique. Bien entendu, si la formule s’exporte en montagne, elle se confirme aussi à Belle-île en Mer où les fr. Jean-Baptiste (celui d’Oxford), Olivier et Emmanuel, avec Sr. Carine, novice dominicaine de la Congrégation Romaine de Saint Dominique (CRSD), et le fr. Marc de Nancy, animeront une deuxième session TheoDom.

            Bref, de quoi célébrer, bénir, prêcher, avec beaucoup à dire et aussi à écouter, avec des frères et des sœurs, avec et pour les hommes d’aujourd’hui ! Et de quoi, aussi, rentrer le cœur plein des merveilles du Seigneur pour reprendre, en septembre, les cours ou nos nouvelles missions !

ThéoDom

ThéoDom

 

Publié dans Actualités, Apostolat, Études, Frères étudiants à Fribourg, Frères étudiants à Lyon, Frères étudiants à Oxford, Vie commune, Vie dominicaine | Laisser un commentaire

Ordinations diaconales

Mgr Charles MOREROD (op), évêque de Fribourg, Lausanne, Genève a ordonné diacre, le samedi 25 juin, les frères Pierre de Marolle (de la province de Suisse), Jacques-Benoît Rauscher, Emmanuel Dumont, Pierre-André Mauduis et Olivier Catel (de la province de France).

Album photo de la célébration

 

Publié dans Actualités, Frères étudiants à Fribourg, Ordinations, Professions et Ordinations | Laisser un commentaire