Entrée au Carême – Boire à la source

Du Mercredi 14 février au Vendredi 30 mars, nous vivons le temps du carême. Du mercredi des Cendres au Vendredi saint, comment ce temps peut-il irriguer notre vie de chrétiens et de Dominicains ?

Faisons le pari que ce temps de simplification, de purification… n’est pas un temps de sécheresse, mais un temps de retour à la source.

La première lecture de ce Mercredi des Cendres est un cri du Seigneur exprimé par le prophète Joël (Jl 2, 12-18) « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! »

Ce n’est pas un mouvement à accomplir chacun de son côté : le Seigneur nous appelle ensemble. « Réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! ». Nous pouvons nous appuyer les uns sur les autres au long de ce chemin.

De Dimanche en Dimanche, nous lirons et revivrons les grandes étapes de l’Alliance entre Dieu et son Peuple, jusqu’à l’Alliance scellée en son Fils sur la croix.

Dans la liturgie des heures, l’office des lectures nous offre à méditer le livre de l’Exode où Dieu délivre son peuple, puis le lent déploiement aux Livres des Nombres et du Lévitique où l’Homme apprend à se laisser conduire par Dieu. Les dernières semaines déroulent la lettre aux Hébreux, où nous contemplons le Christ Jésus, Prêtre unique de la nouvelle Alliance.

Le parcours liturgique qui nous est donné par l’Eglise pour parcourir ce temps de désert fait écho dans l’Ordre des frères prêcheurs à nos propres origines.

 

Nous trouvons d’abord en Saint Dominique un exemple de vie dans la pauvreté, la prière et le partage. Les traditions de l’Ordre nous rapportent que St Dominique passait ses nuits en prière pour les pécheurs, et que le jour, il était tout entier à ses frères.

St Jean Cassien, que St Dominique a longuement médité, nous invite à ne pas quitter des yeux le propos de notre vie. Selon lui, notre profession a son but propre et sa fin : la pureté du cœur. Il invite les jeunes moines à persévérer dans le jeûne, la fatigue des veilles, la lecture et la méditation continuelle des Ecritures, afin de progresser dans leur chemin au désert. (Conférence I, Abba Moïse).

Profitons de ce carême pour revenir au Christ, la source et le cap de notre vie !

 

Cette année, le carême des frères étudiants de Lyon est marqué de plusieurs propositions !

  • « Pâques au Couvent » aura aussi lieu dans notre couvent cette année ! A l’occasion des célébrations du triduum, nous accueillerons un petit groupe pour vivre avec nous les jours saints autour des offices, des services communautaires et de temps d’enseignements mystagogiques ;
  • Tous les dimanches de carême, les frères étudiants prêchent à Vêpres sur la deuxième lecture de la messe, retrouvez toutes leurs prédications sur ce site !

fr. Alban Vallette d’Osia, op

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Noël à la maison du 60

Après six ans de formation, un master de théologie en poche et une ordination diaconale ; me voici, depuis septembre dernier, en stage pratique à la maison du 60. J’avais demandé au prieur provincial un projet communautaire qui bouscule (j’avais ajouté : mais pas trop, hein). En la matière, je suis servi !

La petite fraternité que nous formons (4 frères) a pour simple mission d’être là, présence fraternelle, maison ouverte à qui veut ou a besoin de passer ou s’arrêter. À la cuisine/salle commune/salon : le temps d’un café (ou d’une chicorée, mais pas d’alcool, c’est un problème trop présent dans le quartier pour qu’on puisse se permettre de jouer avec le feu), le temps d’un repas ou d’une simple discussion. À la chapelle : certains s’y réfugient quelques heures pour l’abri et la chaleur. Abri aussi de la prière : matin, midi et soir, nous prions l’office (le 60 est maison d’observance !), avec telle voisine ou tels amis. Chaleur bien sûr de la communion fraternelle :  tous les mercredi, la messe réunit une soixantaine de personnes (et toujours quelques nouveaux) et se prolonge deux fois le mois par un repas : on pousse les bancs, l’ambon et puis l’autel, on sort les tables, on sert la soupe.

Être là, dans la vie du quartier, c’est aussi s’y investir : paroisse et lieux d’Église bien sûr, mais aussi associations et engagements sociaux divers. Pour ma part, j’assure depuis septembre la coordination de l’accompagnement à la scolarité dans une association de quartier : recruter et former les bénévoles, concevoir et mettre en œuvre un projet éducatif et des supports pédagogiques personnalisés, assurer le lien avec les enseignants et les familles. Les enjeux sont de taille : maîtrise de la langue, apprendre à apprendre et puis contribuer, à notre petite mesure, à éveiller la foi en soi, la confiance en l’autre et le désir de la rencontre.

 

Dieu à Noël se fait petit-enfant : je forme le vœu et m’essaie en cet Avent de vivre aussi comme un enfant, ce à quoi m’aident ceux dont j’ai la charge. Avec eux et pour eux, parfois par eux, j’apprends à apprendre.  Je crois bien qu’il y a là une école de la prière et un apprentissage du Règne qui vient : apprendre à parler, à pleurer, à jouer.

Parler : le Verbe fait chair a dû apprendre la langue des hommes, comme une langue étrangère, s’en servir pour forger et transmettre les images, le vocabulaire et la grammaire du Royaume qu’il annonce. Et moi, je tâcherai de me mettre à leur niveau à eux, parler leur langue pour qu’ils puissent peu à peu parler la mienne.

Pleurer : pas forcément avec les cris, les larmes, ou l’agitation des enfants en fin de période scolaire. Mais apprendre à dire, dans la prière comme à mes frères que : j’ai froid, j’ai faim ou que je suis fatigué. Demander et accepter de recevoir, dans la prière et par mes frères, soutien, repos et douceur.

Jouer, enfin : bien sûr, le jeu a une valeur éducative et ceux que nous concevons ont des visées pédagogiques. Mais aussi jouer pour le plaisir, pour le bonheur d’être là, la merveille du pur présent d’un rire. Joie proche, je crois, de celle d’un Fils-enfant qui vient parmi les hommes, de celle de l’homme qui apprend par Lui à nommer Dieu son Père.

fr. Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, op

 

 

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Une attente joyeuse

Troisième dimanche de l’Avent, méditation sur la deuxième lecture (1 Th 5, 16-24)

Voilà bien une étonnante liste de courses de Noël ! Une sorte de bric-à-brac de recommandations…

En ce dimanche Gaudete, St Paul nous appelle à la joie. Elle est, dit-il, nécessaire pour nous préparer « pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ ». S’il le faut pour accueillir dignement le Christ dans une semaine, nous avons intérêt à réfléchir un peu à la question.

I/ La joie, au-dessus de nos forces

« Soyez toujours dans la joie ». Toujours ? Qui en serait capable ? « Soyez toujours dans la joie », même quand tout va mal ? Même dans cette nuit où j’attends désespérément un signe de Dieu ?

Quand tout paraît dur. Quand je ne sais plus où je vais, quand j’aimerais bien être confirmé sur mon chemin. Quand tous les repères sont tombés et qu’en face, Dieu semble être ce grand inconnu. Quand je n’ai plus que la foi nue, sans rien comprendre à Celui en qui je crois.

Peut-être que tout ne va pas si mal, mais comment être « toujours dans la joie », « prie[r] sans cesse, rend[re] grâce en toute circonstance » quand Dieu semble si loin, et moi si perdu ?

II/ Pour notre joie, Dieu s’engage

« Soyez toujours dans la joie » c’est en fait un appel à la conversion que Saint Paul nous adresse. Cela correspond bien à l’appel de Jean le Baptiste entendu dans l’Evangile de ce dimanche. Soyez dans la joie, persévérez. Faites un pas, puis un autre.  Perçu comme un appel à la conversion, c’est déjà plus audible, plus envisageable.

Surtout, ce que Saint Paul nous dit ici, c’est que Dieu est avec nous sur ce chemin. L’appel à la conversion est doublé d’une assurance : Dieu nous accompagne. Et cela correspond bien à la prophétie d’Isaïe entendue en première lecture.

C’est Lui-même qui nous appelle à la joie, « c’est sa volonté sur nous dans le Christ ». Lorsqu’il dit « n’éteignez pas l’Esprit », c’est l’Esprit-Saint qui nous a déjà été donné et fait de nous des fils de Dieu. Oui, Dieu est avec nous sur ce chemin. Nous avons la promesse de Dieu ! « Il est fidèle, celui qui vous appelle ».

Dieu s’engage pour nous guider sur ce chemin où il nous invite. Et effectivement, nous pouvons crier vers lui, nous pouvons l’appeler quand c’est trop lourd, trop dur. Paul en témoigne, et nous témoignons à sa suite auprès des Hommes : quand nous l’appelons, Dieu est présent. Déjà, il nous répond.

Certes, c’est souvent discret. Parce que profond. J’aime me redire ces versets de confiance :

« Par la mer passait ton chemin,
Tes sentiers, par les eaux profondes
Et nul n’en connaît la trace » (Psaume 76)

« Dans les ravins, tu fais jaillir les sources,
L’eau chemine au creux des montagnes » (Psaume 103)

III/ Recevoir l’aide de Dieu

Dieu répond discrètement, souvent par un frère sur notre chemin. Cela implique de nous reconnaître vulnérable avec notre frère. De nous reconnaître dépendant de lui.

C’est justement quand nous nous reconnaissons vulnérables que nous sommes dans la bonne disposition pour accueillir la Promesse et le don de la conversion. Parce qu’en nous découvrant vulnérables, nous ne pouvons plus espérer que le secours, la promesse de Dieu.

Dans cette nuit de l’Avent dans cette nuit du Dieu lointain, nous attendons l’Incarnation, nous attendons Jésus. Et comment recevoir celui qui se fait vulnérable sans nous reconnaître nous-mêmes vulnérables, dépendants ? Nous recevons dignement le Christ lorsque nous espérons tout de lui.

IV/ La joie dans la nuit

Ainsi, dans le temps même où nous nous trouvons dans la nuit, vulnérables, et où Dieu nous paraît si loin et distant, nous sommes prêts à recevoir Dieu qui se fait proche, petit, accessible !

Il est, Lui, la source même de la joie à laquelle il nous appelle.

Voilà pourquoi St Paul peut nous dire « soyez toujours dans la joie », toujours. Parce que cette joie est possible dans la nuit. Cette joie est donnée dans la nuit ! Cette joie naît avec Jésus dans notre nuit.

Voilà, je crois, le chemin de la joie à laquelle St Paul nous convie :

  • Reconnaître que nous avons besoin de nous convertir,
  • Sur ce chemin de conversion, découvrir Dieu qui s’engage,
  • Avec ce Dieu qui s’engage, nous reconnaître dépendants,
  • Dans notre dépendance, accepter notre vulnérabilité,
  • Dans notre vulnérabilité, espérer sa Promesse,
  • Dans l’espérance découvrir Dieu, déjà avec nous.

Alors avec Marie, nous pouvons chanter :

« Le Puissant fit pour moi des merveilles
Saint est son nom » (Lc 1, 49)

fr. Alban Vallette d’Osia, op

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L’Avent à l’école de Marie

L’année liturgique commence avec le premier Dimanche du temps de l’Avent et se termine avec la dernière semaine du temps ordinaire. Tout au long de cette année liturgique, l’Église célèbre le mystère du Christ de sa naissance à son retour.

Le temps de l’Avent est le temps de la vigilance, de la préparation, de la grâce de connaissance, et de La Rencontre. Ceci est notre projet au cours de ce temps, où nous accueillerons le Seigneur dans nos cœurs et dans nos vies. Non seulement pendant le temps d’Avent mais aussi dans toute notre vie.

La vigilance

De l’Évangile selon saint Mathieu « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Mt 25,13). Veiller, c’est être attentif aux actions de Dieu et à ses paroles dans nos vies quotidiennes. Comment réagissons-nous à cette présence de Dieu ?

Nous considérons Marie comme un bon exemple pour notre humanité dans ce temps de l’Avent. Elle fut attentive à la parole de l’ange Gabriel « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». Cette vigilance la pousse à entrer en dialogue avec l’ange la voix de Dieu.

Le « Oui » de Marie est non seulement acceptation de la volonté de Dieu, mais aussi entrée dans une relation vraie avec Dieu, grâce à Jésus-Christ : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Quel contraste avec nous qui disons la même parole que Simon-Pierre « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre », dit-il pour justifier son choix. « Mais sur ta parole, je vais jeter les filets » : voici l’attitude à laquelle nous sommes appelés.

La préparation

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Mt 3,3)

A la suite de Jean le Baptiste, et comme le propose la liturgie de l’Église pour le 2ème Dimanche de l’Avent, préparons la venue de Jésus en disposant notre cœur à l’accueillir à Noël. Cette préparation n’a pas besoin de grand-chose ou de grand changement dans notre vie, mais tout a lieu dans notre quotidien. Par de petites actions, comme Marie après l’Annonciation a rapidement mis la parole de Dieu en pratique à travers son service à Élisabeth, et a porté la joie autour d’elle. Car « lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi ».

La grâce de connaissance

Jean Baptiste répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ». (Jn1,26). Les lectures de la liturgie du 3ème Dimanche de l’Avent, nous invitent à reconnaître Dieu avec nous (Emmanuel).

C’est une nouvelle extraordinaire : Dieu est présent dans nos vies. Grâce au temps de l’Avent nous pouvons découvrir chaque jour sa présence. Établir avec Lui une relation intime repose sur la connaissance qui naît dans la prière. Cette présence divine aboutit à la joie et à la louange. Nous pourrons dire comme Marie « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur. »

C’est un appel pour chaque baptisé à annoncer les merveilles de Dieu.

La rencontre

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. » Ce message du 4ème Dimanche nous dit que Noël est proche. Il conduit à la rencontre avec le Sauveur. Notre histoire a changé par le « Oui » de Marie, et votre histoire attend aussi un « Oui », un seul « Oui ».

Frère Amir SAAD, op

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Une attente active… mais pas agitée

Deuxième dimanche de l’Avent, méditation sur la deuxième lecture de la messe (2P 8-14)

Dimanche dernier, frère Jokūbas-Marija nous mettait en garde contre un risque de tiédeur et de relativisme. Cependant il ne faudrait pas non plus tomber dans l’excès inverse, l’agitation. Car c’est bien l’agitation qui semble gagner les destinataires de la seconde lettre de Pierre…

Nous pouvons relever de manière très édifiante le contraste, mais aussi l’analogie qui existe entre l’attente inquiète de cette communauté chrétienne et le remue-ménage de notre société.

Si pour les premiers, le temps semble trop long, leur agitation traduisant le désir de voir arriver la gloire de Dieu, la Terre Nouvelle et les Cieux Nouveaux….

Pour nous aujourd’hui, le temps semble toujours trop court. Combien de fois disons-nous « je n’ai pas le temps. »  Notre agitation trahit une sorte de fuite en avant, cherchant ou bien la performance, ou bien le plaisir ou le remplissage angoissé de notre courte existence. Si nous venions à en douter, la période qui précède Noël nous le rappel de manière exacerbé.

Pourtant, ni l’une, ni l’autre n’est la bonne attitude. Jésus disait déjà : « Marthe, Marthe tu t’agites et tu t’inquiètes pour bien des choses, une seule est nécessaire. » (Luc 10, 41)

On a souvent interprété ce passage comme une opposition entre Marthe l’active et Marie  la contemplative…  mais …. Pierre nous aider à dépasser cette vision et permet de préciser cette unique chose nécessaire dont parle Jésus :

« Voyez quels hommes vous devez être, vivant dans la sainteté et la piété, vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu. En attendant sont retour, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache, ni défaut, dans la paix ».

Voilà donc, d’après Pierre, le programme de vie ceux qui mettent leur foi et leur Espérance en Christ : cette attitude est avant tout attente. Une attente active, qui se déploie dans une vie sainte et qui donne la paix.

Comment incarner avec justesse ces dimensions dans nos vies d’Hommes pressés du XXIème siècle ?

  • Peut-être faut-il d’abord consentir à accommoder notre temps au temps de Dieu. Alors que pour nous, il n’y a pas assez de 24 heures dans une journée, pour Dieu mille ans sont comme un jour et un jour comme mille ans. Et, Pierre insiste, s’il semble tarder, c’est pour que tous se convertissent car le Seigneur ne veut qu’aucun pécheur ne se perde. Mystère de la patience et le l’espérance que Dieu porte à notre égard.
  • Ensuite, nos jours, nos heures et nos activités sont à évangéliser. L’enjeu est de demeurer en Christ en se remettant sans cesse en sa présence, ouvrant ainsi le dialogue intérieur qui procure la paix et le repos du cœur.
  • Enfin nous sommes invités à féconder le monde qui nous entoure en partageant la Bonne Nouvelle sans crainte, en semant aussi largement que possible les valeurs évangéliques et des bénédictions.

L’Avent est l’occasion de  nous rappeler que notre vie est marquée par une tension,  l’attente de cette terre nouvelle et de ces cieux nouveaux où règnera enfin paix et justice…

Sachons donc ajuster nos vies afin de mieux habiter notre temps qui est marqué par l’attente active, mais certainement pas agité où activiste, de la promesse du Seigneur…

Maranatha ! Viens, Seigneur Jésus !!!

Fr. Mathieu-Marie TROMMER, o.p.

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« Une attente bienheureuse »

Premier dimanche de l’Avent, méditation sur la deuxième lecture de la messe (1Co 1, 3-9)

De quoi voudrais-je vous parler après la lecture de ce texte lumineux de saint Paul ? Je voudrais vous parler d’une chose, d’un phénomène qui me surprend et qui me laisse bouche bée chaque fois que je le rencontre. C’est une attitude de l’homme contemporain. Je l’appelle l’attitude « bof ! », une attitude d’indifférence, de lassitude. Même chez les chrétiens… « Tu te prépares pour Noël ? Bof !; Et l’Avent ? Bof !; Pâques ? Bof !; Bof… bof… bof… ! »

D’où cette attitude, vient-elle ? Quand on commence le temps de l’Avent, n’est-on pas tenté de dire : « Oui, mais je sais déjà tout ce qui va se passer » ? Parce que l’histoire nous est déjà connue : Jésus va naitre, il grandira à Nazareth, il sera baptisé, il prêchera, il souffrira, il mourra, il ressuscitera – nous savons déjà tout ! C’est pour cela que notre Noël n’est souvent qu’une fête annuelle, un anniversaire que nous fêtons chaque année avec toujours les mêmes attributs : la même couronne de l’Avent, la même crèche, les mêmes chants de Noël etc. Donc, bof ! Oui, parce que « je sais déjà tout » …

Saint Paul nous dit une chose très importante : « dans le Christ Jésus vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu. <…> Aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ ». Paul dit que ces deux dimensions – attendre et recevoir – vont ensemble. Mon attente, d’une certaine manière, est, elle-même, ce don de grâce parce que si j’attends Dieu, je lui ouvre la porte, à lui et à ses dons. Celui qui pense avoir tout n’attend plus rien : « Je sais déjà tout, donc bof ! »

Saint Isaac le Syrien, un moine du 7ème siècle, disait : « méfies-toi de ceux qui disent savoir tout ! méfies-toi d’eux parce que leur « je sais tout » signifie qu’ils ne veulent plus rien savoir, ils ont fermé la porte à Dieu, parce que leur dieu, c’est leur savoir ».

Celui qui attend Dieu, il veille. Il veille non pas par la crainte, mais son attente, comme dit le même Isaac le Syrien, est « une veille bienheureuse ». Il attend Dieu parce qu’il est attiré par lui, il est tendu vers lui, il cherche une relation intime avec lui, il veut le connaitre, il veut vivre dans sa lumière.

Le temps de l’Avent est une révélation de cette attente perpétuelle dans la vie d’un chrétien. Oui, Jésus est déjà né, mais nous l’attendons, nous attendons celui qui est déjà là, parmi nous, mystérieusement, et qui ne cesse de se révéler, de se manifester dans notre vie. C’est une attente pleine d’espérance, de grâce que nous recevons chaque jour, une attente qui donne sens à notre vie, une « attente bienheureuse ».

Au début de ce temps de l’Avent, je vous souhaite de vivre l’expérience de cette « attente bienheureuse » et non pas celle du « Bof ! »

Fr. Jokūbas-Marija Goštautas o.p.

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Cet été, un Pélé en Terre Sainte avec les dominicains ?

Cet été, du 16 au 26 juillet, un groupe de frères partira avec 45 jeunes pros et étudiants, pour un pèlerinage de 10 jours en Terre Sainte.

Guidés par le frère Olivier Catel, op, de l’Ecole Biblique de Jérusalem, ils commenceront leur chemin au désert sur les pas du peuple de Dieu, et à la suite du Christ.  Puis ils voyageront de la Mer Morte au lac de Tibériade en passant par Jéricho et le Mont des Béatitudes. Ils découvriront les traces de l’histoire sainte à la lumière du riche patrimoine archéologique du pays. C’est surtout à la suite du Christ qu’ils se mettront, de Bethléem à Jérusalem, et du Jardin des Oliviers au Saint Sépulcre.

Une Invitation des frères : rejoignez-nous !

Frère Olivier CATEL, Ecole Biblique de Jérusalem

« Dix jours au pays de la Bible, c’est-à-dire dans la Bible elle-même…

Visite des lieux saints pour redécouvrir le mystère des promesses de Dieu et l’Incarnation du Christ. Voyage intérieur pour comprendre que la Terre promise est en chacun de nous, à la fois accessible et mystérieuse.

La Terre sainte est un vieux pays mais c’est encore aujourd’hui le lieu où se rencontrent toutes les religions monothéistes, l’Occident et l’Orient. Ce pays interroge les chrétiens sur leur rôle dans ce monde pluriel.

Vous avez aimé le livre (la Bible) ? Alors vous allez adorer le pays qui l’a vu naître !

Venez et voyez ! »
Frère Olivier Catel, op

Frère Jean-Baptiste RENDU, Couvent des dominicains de Lyon

« Du désert à la Galilée, de Nazareth à Bethléem, en passant par Jérusalem, la Terre sainte passionne et fascine ceux qui s’y aventurent.

C’est avec la bible en main que nous irons à la découverte de ses paysages et mettrons nos pas dans ceux du Verbe qui s’est fait chair ! Plus qu’un voyage exotique c’est un véritable pèlerinage que nous t’invitons à vivre durant ces 10 jours.

Pour les jeunes, nombreuses sont les propositions de pèlerinages, mais celui de la Terre Sainte est une expérience unique pour la vie chrétienne.

Pour s’y préparer et commencer à cheminer ensemble je t’invite à nous suivre régulièrement sur le groupe Facebook Terre Sainte Dominicains 2018.

Duc in altum ! »
Fr. Jean Baptiste RENDU o.p.

Infos Pratiques :

  • Dates : 16-26 juillet 2018
  • Durée : 10 jours
  • Places limitées : 45 personnes
  • Prix : 1.090 €
  • Date limite d’inscription : 15 avril 2018

Infos et inscriptions :
Facebook : Terre Sainte Dominicains 2018

Retrouvez aussi les infos ici (si vous n’avez pas Facebook) :

Contact : par email : terresaintedominicains@gmail.com

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3 questions au frère Michel Lachenaud, prieur provincial de la Province de France

Cher frère Michel, tu étais cette semaine au couvent de Lyon pour la visite canonique. A quoi portes-tu particulièrement attention, concernant le studentat ?

Dans toute visite canonique, l’essentiel est le temps de l’écoute. Je passe une heure avec chaque frère étudiant. Chacun parle de sa vie, de son évolution, de ses questions. La confiance qui s’établit est essentielle. Les frères s’ouvrent sur l’intime, ce dont on parle peu : sa foi, ses questions. C’est important que les frères puissent parler à quelqu’un d’un peu extérieur, mais qui les connaît. Car finalement, en visitant les couvents de formation chaque année, je connais bien les frères.

Je porte attention à la qualité de la vie commune, et à l’équilibre de notre vie religieuse, surtout pour les jeunes qui sortent du noviciat. Il s’agit de voir comment on intègre la dimension spirituelle apprise au noviciat, dans une vie d’étudiant. C’est comme plusieurs strates, qu’on continue à dérouler. Il ne s’agit pas de faire le noviciat, puis on oublie ! Le noviciat, le studentat, ce sont plusieurs dimensions qui servent pour toute l’existence religieuse.

Je parles études avec les frères étudiants. Mais orienter les études, ce n’est pas le rôle du provincial, mais celui du régent des études. Je remarque qu’il y a des jeunes qui prennent trop de travail, qui veulent trop « manger » ! Il faut faire attention à son équilibre de vie.

Enfin, je suis attentif à savoir comment le studentat s’intègre dans la vie commune. Et aussi, comment la communauté porteuse joue un rôle dans la formation intellectuelle, et dans la formation religieuse des frères étudiants.

Vendredi matin, tu as institué Lecteurs et Acolytes les frères Matthieu, Cyprien-Marie, et Mathieu-Marie. Pourquoi est-ce important ?

J’ai moi-même été institué acolyte dans la sacristie de l’archevêque de Strasbourg juste avant d’être ordonné diacre… on avait oublié de m’instituer ! L’Acolytat et Lectorat, c’est ce qui reste des ordres mineurs. Ce sont des étapes vers le sacerdoce. C’est le supérieur majeur qui institue : chez nous, le prieur provincial. Pour les séminaristes diocésains, c’est le Vicaire Général ou l’Evêque.

Cela peut paraître des restes sans signification… Le Lectorat a un sens fort pour des dominicains : celui du rapport à la Parole. Les Lecteurs sont chargés d’annoncer la Parole aux frères dans l’assemblée. Les laïcs le font aussi. Mais ici, il y a le sens d’une charge, d’un ministère : on entre progressivement dans une attitude ministérielle. Et vraiment, pour un frère prêcheur, le lectorat c’est en harmonie.

L’Acolytat : le sens premier du mot acolyte, c’est d’être celui qui accompagne le célébrant. Tel que conçu dans la prière liturgique, c’est un rôle lié à l’eucharistie. Sa distribution, c’est un service du corps du Christ. Cela vaut bien sûr dans la célébration, mais il serait plus juste de le faire en lien avec le ministère de la charité, en allant porter la communion aux malades et personnes âgées.

Il ne faut pas trop valoriser ces institutions, mais c’est un beau moment spirituel. Notre vie est liée à la Parole de Dieu. St Césaire d’Arles demandait à ses frères « Quelle est la Parole que vous avez mangée ? ». On transmet ce qu’on a reçu. De même, il s’agit toujours de se demander ce que veut dire se nourrir du corps du Christ.

Nous avons célébré ces institutions en faisant mémoire de St Charles de Foucauld : il a cherché dans la Parole la rencontre, et vécu la présence de l’eucharistie. Il est ainsi devenu le « frère universel ».

Que voudrais-tu dire aux frères étudiants pour l’entrée dans l’Avent ?

C’est le temps de la veille… ce qui est bien, c’est que d’un seul coup, on est appelés à des attitudes spirituelles qu’on risquerait d’oublier. Etre en éveil.

Veiller. Je suis marqué par mes années en Afrique. Je pense à la chasse : tu restes en éveil pour écouter le bruit de la forêt, l’aube qui vient, les animaux qui s’ébrouent… Nous sommes invités à percevoir – c’est essentiel en ce monde de dureté, de ténèbres – les lueurs, l’aurore. Même dans les situations les plus horribles qui soient. Quand je visite des régions comme la Centrafrique, l’Irak… je suis émerveillé devant des attitudes évangéliques étonnantes en pleine catastrophe.

Il faut appeler les frères à être attentifs à ce qui naît, germe, la lumière qui jaillit. Dans leur vie, et autour d’eux. On peut vite avoir une attitude négative, nous ne sommes pas assez attentifs.

Je disais vendredi soir à la Cave* : « un homme parti en voyage »**, on a l’impression d’une absence. Mais il est là : « je suis à la porte, et je frappe »***. L’Avent, le temps des diverses venues de Dieu : il est là plus souvent qu’on ne le croit. Par exemple, St Vincent de Paul disait : lorsqu’un pauvre frappe à la porte pendant l’oraison et que tu te lèves pour lui ouvrir, tu quittes Dieu pour Dieu.

Oui, « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. »

Merci, frère Michel !

* La Cave des Dominicains, bar associatif animé par les frères étudiants, auquel le frère Michel a rendu visite vendredi soir.

** Evangile du 1er Dimanche de l’Avent (Mc 13, 33-37)

*** Ap 3, 20

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Envoyés en mission… dans le quartier !

« Nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile » (Evangelii gaudium, n°20).

A l’approche de la semaine missionnaire mondiale, frère Éric-Marie nous a invités à répondre à l’appel du pape François avec une idée simple en tête. La mission n’est pas forcément lointaine, elle peut même être… dans notre quartier ! Le studentat a donc décidé d’envoyer quelques frères.

Frère Cyprien-Marie raconte : « Je crois que seuls les fous peuvent changer l’histoire. Quand frère Éric-Marie m’a proposé de sortir sur le marché du samedi matin juste à côté du couvent et de discuter avec les gens, distribuer les flyers des activités du couvent, j’étais très content ! ».

 

Internet nous permet d’atteindre des personnes très éloignées géographiquement, ou isolées. Mais il ne nous dispense pas d’aller à la rencontre des habitants de notre quartier ! Beaucoup ignorent qu’une communauté religieuse vit à côté de chez eux. D’ailleurs, les passants nous ont dit leur plaisir et leur surprise de nous voir sortir de notre couvent. Ce n’est pourtant pas quelque chose de nouveau !

Après tout, ce n’est pas étranger à la tradition dominicaine : Saint Dominique prêchait sur les places publiques, et envoyait ses frères dès le début de leur formation. Les Actes des Apôtres nous racontent aussi comment Saint Pierre et Saint Paul, sur les places, annonçaient la Bonne Nouvelle. Cette « folie de la prédication (1Co 1, 18) de l’incarnation et de la croix, est le fruit de l’effusion de l’Esprit Saint sur les apôtres », suggère Cyprien-Marie « De là nous pouvons comprendre la folie de St Dominique qui envoyait les novices prêcher la Bonne Nouvelle ».

Pour frère Éric-Marie, nous ne pouvons pas laisser l’indifférence gagner nos contemporains. « Il faut utiliser tous les moyens à notre disposition pour attirer leur attention afin de leur parler de Dieu. Lui qui est devenu tabou dans notre société. En tant que chrétiens nous ne pouvons pas nous taire ».

 

Frère Éric-Marie insiste : « l’efficacité de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne repose pas seulement sur les moyens que nous mettons en œuvre. Elle repose surtout sur l’action de Dieu, qui seul peut convertir les cœurs par son Esprit. Cependant, il me semble que la confiance que nous mettons en Dieu doit justement nous pousser à être toujours plus audacieux dans l’évangélisation ».

Partager notre foi, ce n’est pas seulement donner une chance de rencontrer le Christ et de se convertir ! C’est aussi nous faire sortir de nous, nous tourner vers l’autre, approfondir et répondre de notre foi. « L’évangélisation contribue à faire de nous des chrétiens décomplexés qui n’avons pas peur de témoigner du Christ », conclut frère Éric-Marie.

Alors après tout, pourquoi ne pas commencer par le marché !

Dans l’ensemble, nous avons été bien accueillis sur le marché. Certains n’ont pas apprécié notre présence, c’est aussi pour eux que nous sommes là. Nous avons surtout constaté que les paroissiens et nos voisins étaient heureux de nous rencontrer sur le marché. Ils ont été touchés d’être invités personnellement à nous rejoindre pour les conférences de Cherchez le Seigneur, ou pour prier ensemble.

Dans la rue, nous sommes sans cesse interpelés par la publicité. Beaucoup prennent conscience qu’avoir plus ne rend pas heureux. L’évangélisation de rue, elle, n’est pas agressive. C’est simplement notre rôle de chrétiens, de proposer autre chose qui ne coûte rien et rapporte beaucoup. Qui ne nuit pas, mais sauve. Rien d’autre que l’Evangile : folie de Dieu qui donne son Fils pour nous sauver « pour qu’ils aient la vie, et la vie en abondance » (Jn 10, 10)

Merci aux frères Cyprien-Marie et Éric-Marie.

 

 

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« Grand format » pour la rentrée ! (2)

Rentrée au couvent, mais aussi à l’université

La rentrée, c’est aussi la rentrée des classes. Nous fréquentons l’université catholique de Lyon durant les deux premières années d’études. Nous suivons les cours à la faculté de théologie.

Nous y retrouvons les frères qui y enseignent, comme fr. Jean-Marie Gueullette, fr. Pascal Marin, fr. Christophe Boureux. C’est aussi toute l’Eglise de Lyon et des environs qui se réunit dans les salles de cours ! On retrouve tout ensemble les séminaristes, assomptionnistes, salésiens de Don Bosco, étudiants du Chemin Neuf, vierges consacrées, et laïcs engagés dans le diocèse ou simplement désireux d’approfondir leur foi par la théologie… Il y aura certainement des parties de football avec les étudiants jésuites !

Nous complétons les cours au couvent avec le fr. Michel Demaison, qui nous introduit à la philosophie de Saint Thomas d’Aquin.

Le lancement de « Cherchez le Seigneur » – saison 2

Cherchez le Seigneur ! C’est la deuxième édition de notre nouveau programme annuel de conférences au couvent du St Nom de Jésus.

Le frère Paul-Adrien d’Hardemare a été le premier conférencier de cette année, sur le thème « un chrétien doit-il avoir bon caractère ? ».

Suivront de nombreux autres frères sur les deux semestres 2017-2018. Les frères étudiants participent activement à cet apostolat communautaire.

La première soirée à la cave

La rentrée, c’est aussi la reprise des activités à la Cave des dominicains ! Le vendredi soir, les étudiants et jeunes pros Lyonnais ouvrent la Cave du couvent et se retrouvent autour d’une bonne « Sanctus Dominicus ». C’est l’occasion de les rencontrer, d’aborder les sujets de la vie de tous les jours… et souvent bien plus !

 

 

 

 

 

Le pèlerinage du Rosaire (du 4 au 7 octobre)

Le mois d’octobre, c’est presque le mois de Marie ! C’est en tout cas le mois du pèlerinage du Rosaire à Lourdes. Nous retrouvons presque 20 000 pèlerins sur place. C’est tout particulièrement auprès des malades et des personnes âgées que nous sommes envoyés.

Dès le départ en car ou en train, nous accompagnons les pèlerins dans la prière et dans leur chemin de pèlerinage. Chacun est important, chacun arrive avec ses questions, ses angoisses et ses projets.

Durant le pèlerinage, nous sommes dispersés en différents services : les pèlerins en accueil, les lycéens accompagnateurs, les jeunes handicapés… Nous les accompagnons à la grotte, aux piscines, sur le chemin de croix comme celui de la procession eucharistique. Nous écoutons, prions, prêchons… Nous recevons aussi beaucoup d’eux : l’expérience d’une vie, le témoignage de la souffrance, le regard de la foi posé sur une vie entière…

Le pèlerinage du Rosaire, c’est aussi la joie de retrouver les frères des Provinces de France et de Toulouse.

 

 

 

 

 

 

Cette année encore, c’était un évènement intense, une belle façon de nous lancer à la suite du Christ, avec Marie !

Le week-end de rentrée

Après tous ces évènements, nous étions rentrés depuis longtemps… Mais il était temps de nous retrouver et de prendre un temps communautaire, un temps pour souffler, aussi.

Nous sommes partis trois jours pour visiter les frères au couvent Sainte Marie de la Tourette, marcher entre vignes et monts en pays du Beaujolais, et célébrer la Toussaint avec nos sœurs moniales de Paray-le-Monial.

Lors de notre visite au Couvent de la Tourette, le fr. Marc Chauveau  nous a guidé à travers l’exposition de Lee Ufan en dialogue avec le bâtiment du Corbusier. Les expositions, organisées en lien avec la biennale de Lyon, attirent au couvent beaucoup de visiteurs.

 

Quittant le couvent de la Tourette, nous remontons vers Cenves, à l’ouest de Mâcon, pour une journée de marche entre monts et vignes.

 

 

 

 

Enfin, nous nous rendons chez nos sœurs moniales de Paray-le-Monial, pour célébrer la fête de la Toussaint avec elles. Nous en profitons pour visiter la chapelle des Visitandines, lieu des apparitions à Ste Marguerite-Marie ; la ville et son musée d’art sacré ; les sanctuaires et la basilique romane.

 

 

 

 

 

 

 

Voici la fin de notre périple de rentrée au couvent du Saint Nom de Jésus à Lyon. L’année est maintenant bien entamée, au plan universitaire et des apostolats. Il s’agit pour nous de continuer à suivre le Christ dans la vie fraternelle, la prière et l’étude, pour nourrir et former notre prédication de demain.

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