Pèlerinage du rosaire à Lourdes

l'arc en cielChaque année, la première semaine du mois d’octobre, autour de Notre-Dame du Rosaire, se tient à Lourdes le pèlerinage du Rosaire, organisé par la famille dominicaine. Il a réuni cette année plus de 15 000 pèlerins malades ou non, hospitalières, brancardiers, hôtesses, commissaires et aumôniers autour de la Vierge pour « faire grandir notre foi », thème de ce pèlerinage. Le frère Grégoire, aumônier en salle de malade, nous raconte :

Pour les frères de Lille comme d’ailleurs, le pèlerinage du Rosaire signe le début de l’année qui commence. Nous venons la confier à Marie et lui remettre nos communautés, déposer à la grotte nos espoirs, nos soucis et nos projets, tous ceux que nous accompagnons, tous ceux, aussi, qui ne peuvent pas se joindre à nous et qui se confient à notre prière. Et cela commence sur le quai de la gare.

Il y a du monde, à chacun son office et sa tenue de service et son badge : hospitalières reconnaissables à leur blouse et leur béret blanc, brancardiers en rouge, commissaires et hôtesses des sanctuaires en bleu, les frères et autres aumôniers bien sûr. Et surtout, les autres pèlerins, qu’ils soient sur leurs deux jambes ou en fauteuil.

Quelle que soit la tâche qui nous est dévolue pendant ces quatre jours, il y a beaucoup à faire ! Et un aumônier auprès d’un groupe de malades et de ceux qui les accompagnent n’échappe pas à la règle commune : servir. C’est-à-dire, parler mais surtout écouter, conseiller mais surtout se laisser former et fortifier par, prier pour mais surtout avec ceux qui nous sont confiés. Le programme est chargé : offices, messes, processions, chapelets, passages à la grotte et aux brûloirs, les piscines bien sûr, la préparation au sacrement de réconciliation et à l’onction des malades …

Il y a beaucoup à faire, il y a d’abord à être là, pour témoigner et être témoin de la douce pitié de Dieu. Sur ou derrière chaque visage : un cancer, une maladie, le handicap, la vieillesse qui vient, des blessures familiales, une solitude, le désespoir, le sûr travail du péché et de la mort … Au fond de toute cette commune misère, le Crucifié. Et il y a ces moments de partage, ces gestes de soin et ces paroles de réconfort, ces sourires ou ces francs éclats de rire, le verre de jurançon sur la terrasse quand le temps le permet, l’abandon et la simple et ferme assurance en Dieu, parce que le Crucifié est aussi le Ressuscité : pleurer avec celui qui pleure et rire avec celui qui rit, crier avec qui crie, douter avec qui doute et croire, indéfectiblement.

Le pèlerinage ne se termine pas avec la messe de clôture, le samedi, ni même sur le quai de la gare, au matin du dimanche. Fortifiés par les grâces reçues, par nous et par les autres, nous sommes remis en marche vers Celui qui nous attendait à Lourdes, qui ne se lasse jamais de nous attendre.

crédits photos : C. Gradel

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