Etudier la théologie à Fribourg

La province dominicaine de France a pris la décision, lors de son dernier chapitre célébré l’hiver dernier, d’envoyer les frères étudiants, après un premier temps au couvent de Lyon, poursuivre leur formation en Suisse.

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Les frères dominicains de la communauté de saint Hyacinthe à Fribourg

Nous voici donc, en cette rentrée 2015, huit frères étudiants à partager notre temps entre le couvent Saint Hyacinthe et la faculté de théologie de l’université de Fribourg, sans compter l’un ou l’autre service auprès des enfants à l’école du quartier et dans la paroisse. La présence dominicaine est solidement ancrée dans la ville, avec deux couvents – saint Hyacinthe et l‘Albertinum – où vit, étudie, travaille et prie une trentaine de frères, venant du monde entier : de France, donc, de Suisse bien sûr, aussi de Pologne, un croate et deux tchèques, frères d’Irlande ou d’Allemagne, ou venus de régions plus lointaines, l’Inde à l’est et à l’ouest, les Amériques. Grande diversité des cultures et des langues : le français – heureusement pour moi ! – est la langue d’usage dans la vie quotidienne des frères, mais il n’est pas rare, au détour d’un couloir, à la sortie de l’office ou au réfectoire, d’échanger ou d’entendre quelques mots d’allemand ou d’anglais.

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Les frères au réfectoire du couvent de saint Hyacinthe à Fribourg

La Suisse en général, et les frères en particulier, sont rompus au multilinguisme et savent traduire – en toute langue et dans la pratique – le verbe accueillir. Diversité qui se double de celle, aussi, des activités et des centres d’intérêt : les uns sont encore étudiants en premier cycle ou en doctorat, d’autres assument des charges pastorales et apostoliques, un bon nombre, aussi, enseigne à l’université. Le seul couvent de Saint Hyacinthe compte, outre une dizaine de frères aux études, deux dogmaticiens et trois biblistes, le liturge y voisine avec l’official du diocèse ; celui-ci est résolument tourné vers le monde des artistes, quand celui-là s’occupe de missionnaires envoyés dans le monde entier et des rosiers du jardin que viennent, et il s’en désole, régulièrement brouter quelques biches peu farouches. Que cela soit au couvent ou à l’université, on perçoit et l’on vit la dimension universelle de l’Ordre des Prêcheurs et de sa mission, et s’ouvrent des horizons ; que cela soit au couvent ou à l’université, des frères forment des frères et tâchent, ensemble, de contempler, vivre et prêcher la Miséricorde du Père. Diversité, certes ! mais nous portons le même habit et, à l’office, malgré quelques fausses notes, nous unissons nos voix pour dire l’union des cœurs et pour prier un même Seigneur.

fr. Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, op

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