La prière du Rosaire : la main de Marie

Vous n’avez pas le moral ? Vous êtes guetté par le dégoût des choses spirituelles ? Guetté par ce qu’on appelle l’acédie ? Essayez le Rosaire !

Le Rosaire, qu’est-ce que c’est ?

Les dominicains, comme d’autres religieux, portent le Rosaire à leur ceinture

Le Rosaire c’est d’abord ce long chapelet qu’ont à leur ceinture un certain nombre de religieux, dont les dominicains. Il est constitué par trois chapelets mis bout à bout. C’est à dire par 150 grains, répartis en dizaine, séparés par un grain plus gros. Chaque petit grain représente un « Je vous salue Marie » et chaque gros grain un « Notre Père ».

A chaque dizaine, le religieux est invité à méditer un mystère de la foi. Les mystères sont répartis en 4 groupes : joyeux, lumineux, glorieux, douloureux.

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Les mystères du Rosaire

Le Rosaire est donc une prière à la fois tactile (on égraine son chapelet), mentale (on dit une prière) et contemplative (on médite un mystère de la vie du Christ).

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Une brève histoire du Rosaire

La prière du Rosaire remonte à longtemps dans l’histoire de l’Eglise. La tradition attribue souvent à saint Dominique la réception du Rosaire des mains de la Vierge Marie. Le tableau est très classique et présent dans de nombreuses églises.

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Lourdes, basilique du Rosaire : saint Dominique reçoit le Rosaire de la Vierge Marie

Une autre origine, historiquement plus vérifiée, et tout aussi belle, se retrouve dans l’ordre des chartreux. Le psautier de Marie vient remplacer la prière des psaumes pour les frères qui ne savaient pas lire. Il s’agissait alors de prier 150 fois la prière de salutation à Marie à la place des 150 psaumes que compte la Bible.

Au XVe siècle, Un certain Dominique de Prusse, novice et tombé dans l’acédie après son entrée au monastère, se voit prescrire par son prieur la prière du Rosaire, dans un style contemplatif en ajoutant les fameuses clausules, ces phrases que l’on ajoute à la place de « et Jésus le fruit des vos entrailles est béni ». La recette marche et le novice retrouve une riche vie de prière.

Plus tard au XVe siècle, un frère dominicain, Alain de la Roche, diffuse la prière du Rosaire, selon la méthode de chartreux, en confondant semble-t-il Dominique de Prusse et saint Dominique, pour en faire une prière aux origines dominicaines. Qu’importe dira-t-on, du moment que Marie est priée !

Le dernier épisode en date est l’ajout par saint Jean-Paul II d’une série de mystères qui concernent la vie publique de Jésus : les mystères lumineux.

Aujourd’hui dans l’ordre dominicain, sont liés au Rosaire les équipes du Rosaire et le pèlerinage du Rosaire à Lourdes.

Les frères dominicains sont tenus par leur constitution à la prière quotidienne du chapelet, c’est à dire 5 dizaines, une série de mystères. Laissons justement la parole à l’un de nos frères : « avec le rosaire à la ceinture, nous avons toujours Marie à portée de main » disait le frère Christian-Marie au pèlerinage du Rosaire.

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