Envoyés en mission… dans le quartier !

« Nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile » (Evangelii gaudium, n°20).

A l’approche de la semaine missionnaire mondiale, frère Éric-Marie nous a invités à répondre à l’appel du pape François avec une idée simple en tête. La mission n’est pas forcément lointaine, elle peut même être… dans notre quartier ! Le studentat a donc décidé d’envoyer quelques frères.

Frère Cyprien-Marie raconte : « Je crois que seuls les fous peuvent changer l’histoire. Quand frère Éric-Marie m’a proposé de sortir sur le marché du samedi matin juste à côté du couvent et de discuter avec les gens, distribuer les flyers des activités du couvent, j’étais très content ! ».

 

Internet nous permet d’atteindre des personnes très éloignées géographiquement, ou isolées. Mais il ne nous dispense pas d’aller à la rencontre des habitants de notre quartier ! Beaucoup ignorent qu’une communauté religieuse vit à côté de chez eux. D’ailleurs, les passants nous ont dit leur plaisir et leur surprise de nous voir sortir de notre couvent. Ce n’est pourtant pas quelque chose de nouveau !

Après tout, ce n’est pas étranger à la tradition dominicaine : Saint Dominique prêchait sur les places publiques, et envoyait ses frères dès le début de leur formation. Les Actes des Apôtres nous racontent aussi comment Saint Pierre et Saint Paul, sur les places, annonçaient la Bonne Nouvelle. Cette « folie de la prédication (1Co 1, 18) de l’incarnation et de la croix, est le fruit de l’effusion de l’Esprit Saint sur les apôtres », suggère Cyprien-Marie « De là nous pouvons comprendre la folie de St Dominique qui envoyait les novices prêcher la Bonne Nouvelle ».

Pour frère Éric-Marie, nous ne pouvons pas laisser l’indifférence gagner nos contemporains. « Il faut utiliser tous les moyens à notre disposition pour attirer leur attention afin de leur parler de Dieu. Lui qui est devenu tabou dans notre société. En tant que chrétiens nous ne pouvons pas nous taire ».

 

Frère Éric-Marie insiste : « l’efficacité de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne repose pas seulement sur les moyens que nous mettons en œuvre. Elle repose surtout sur l’action de Dieu, qui seul peut convertir les cœurs par son Esprit. Cependant, il me semble que la confiance que nous mettons en Dieu doit justement nous pousser à être toujours plus audacieux dans l’évangélisation ».

Partager notre foi, ce n’est pas seulement donner une chance de rencontrer le Christ et de se convertir ! C’est aussi nous faire sortir de nous, nous tourner vers l’autre, approfondir et répondre de notre foi. « L’évangélisation contribue à faire de nous des chrétiens décomplexés qui n’avons pas peur de témoigner du Christ », conclut frère Éric-Marie.

Alors après tout, pourquoi ne pas commencer par le marché !

Dans l’ensemble, nous avons été bien accueillis sur le marché. Certains n’ont pas apprécié notre présence, c’est aussi pour eux que nous sommes là. Nous avons surtout constaté que les paroissiens et nos voisins étaient heureux de nous rencontrer sur le marché. Ils ont été touchés d’être invités personnellement à nous rejoindre pour les conférences de Cherchez le Seigneur, ou pour prier ensemble.

Dans la rue, nous sommes sans cesse interpelés par la publicité. Beaucoup prennent conscience qu’avoir plus ne rend pas heureux. L’évangélisation de rue, elle, n’est pas agressive. C’est simplement notre rôle de chrétiens, de proposer autre chose qui ne coûte rien et rapporte beaucoup. Qui ne nuit pas, mais sauve. Rien d’autre que l’Evangile : folie de Dieu qui donne son Fils pour nous sauver « pour qu’ils aient la vie, et la vie en abondance » (Jn 10, 10)

Merci aux frères Cyprien-Marie et Éric-Marie.

 

 

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