« Commencer, continuer, achever »

« Commencer, continuer, achever »

Méditation pour le 2ème dimanche de l’Avent, sur la deuxième lecture de la messe (Ph 1, 4-6.8-11)

Ce soir, je voudrais commencer ma méditation par une question : est-ce qu’un enfant est capable de changer notre situation de tristesse et de misère ?

 

Le temps d’avent est le temps où nous nous préparons à accueillir l’enfant Jésus dans nos cœurs, dans nos églises, dans nos familles, et dans notre monde. Mais je trouve que toutes les lectures du temps d’avent cette année n’annoncent pas un enfant, elles annoncent

                  un Roi, un Seigneur, un Sauveur, Dieu tout puissant.

À la lumière de la première lecture du livre de Baruch, nous pouvons découvrir cette image, qui nous annonce : « Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu. » Qui est capable de changer notre vie et de nous donner la joie et la paix ? Peut-être un enfant est capable de bouleverser la vie d’une famille, de donner la joie, de changer les habitudes, mais tout cela reste limité au cercle de la famille …

Je pense que la réponse devient claire, maintenant, nous somme devant un roi, Dieu est le seul qui a la capacité d’agir, de donner la joie, la paix, et de ramener nos captifs – notre bouche sera pleine de rires.

On trouve cette image encore chez saint Paul quand il nous dit : « Celui qui a commencé en vous un si beau travail continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. » Devant ce verset, j’ai été arrêté devant le mouvement de trois verbes.

 

Commencer : « Dieu », continuer : « Dieu avec L’homme », et achever : « Dieu et L’homme ».

Il faut graver dans nos cœurs et notre vie ce qui concerne Dieu, ce qui nous concerne, dans les trois actions.

 

C’est Dieu qui a commencé en nous un si beau travail dès l’origine, la première fois, quand il a décidé : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » (Gn 1,26) Et il l’a laissé agir selon cette image divine, mais l’homme a choisi de marcher par sa volonté propre loin des voies de Dieu vers la misère et la tristesse. La deuxième fois : « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire. »  (Jn 1,14) Tout cela montre et insiste sur l’amour de Dieu envers nous.

Continuer : cette étape concerne Dieu et l’homme. Dieu agit par la grâce de Jésus-Christ qui se fait chair et par l’Esprit-Saint. En ce qui concerne l’homme, comme saint Paul le demande : « Je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance. Pour discerner ce qui est important ». Alors, prenons l’habitude de jeter un œil à l’organisation de nos vies et prenons des mesures pour réserver à ce qui est important la place qu’il mérite. Et pas seulement pendant le temps d’Avent.

Achever : Dieu nous conduira dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice, et nous serons par Jésus comblés du fruit de la justice. Donc notre travail ne finit pas, car nous sommes toujours et à jamais à la louange et à la gloire de Dieu. C’est notre but sur la terre, et dans le ciel.

 

Nous arrêter devant La crèche à l’entrée de l’église, nous rappelle que c’est lui notre joie, notre paix, la source divine de l’amour. Marcher vers l’autel, en compagnie de notre roi, indique notre effort pour rester unis avec lui, par l’eucharistie. Avec les paroles du prêtre « achevons notre prière », commence une autre louange : annoncer l’évangile dans notre vie quotidienne.

Seigneur tout -puissant et miséricordieux nous te prions donne nous d’aller à la rencontre de ton fils, éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie.

 

Par le fr. Amir Saad, o.p.

 

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