« Consolez, consolez mon peuple »

« Consolez, consolez mon peuple »

Méditation du fr. Fr. Mina-Athanase Abdelmeseh Said, o.p.

pour le 2e dimanche de l’Avent, sur la 1ère lecture de la messe. (Is 40, 1-5.9-11)

Chers frères et sœurs, en ce deuxième dimanche de l’Avent, le prophète Isaïe s’adresse à un peuple qui a traversé la période sombre de l’exil, qui a subi une épreuve très dure, ce peuple a vécu des événements terribles. Et malgré tous ces événements difficiles, le Seigneur vient.
Consolez, consolez mon peuple. Ces mots sont formulés avec une double possessivité : «mon peuple» suivi de «ton Dieu», expriment la relation entre Dieu et son peuple et tournent autour de deux éléments : l’élection et l’alliance. Dieu renouvelle donc son amour miséricordieux, en choisissant à nouveau le peuple d’Israël et en lui donnant la possibilité de vivre l’alliance avec lui, c’est la consolation de Dieu.
Ensuite, le prophète Isaïe annonce la venue du seigneur « Il vient » Quand Dieu vient, il n’apporte pas simplement une consolation humine, il apporte une consolation qui va saisir l’univers entier, cette consolation lui seul peut donner. Quand il vient, il vient dans le désert, un lieu aride, un lieu où on ne pense pas à autre chose que marcher, aller vers la source, vers le but, vers les autres. Un lieu où on se trouve seul, un lieu où il y a cette lumière absolument terrible où le chemin se fait difficile, un lieu très particulier.
Il vient avec une voix, une voix qu’au début on ne peut pas tellement discerner une voix très forte comme un cri, comme le cri de l’enfant qui sort du ventre de sa mère, comme quelque chose qui n’est pas encore articulé. C’est la voix du précurseur, celui qui court devant. Cette voix vient pour ouvrir et faire une brèche dans notre cœur, vient pour annoncer le Verbe.
Frères et sœurs, nous avons aussi besoin de cette consolation, nous avons aussi besoin d’être consolés.
Aujourd’hui nous vivons dans un monde crucifié par la violence et la pauvreté, notre mission est à la fois plus difficile et plus nécessaire que jamais alors que la crise de l’espérance traverse toutes les parties du monde. Aujourd’hui nous sommes tous appelés à rendre raison de l’espérance qui est en nous.
Le temps de l’Avent c’est réellement le temps de la parole, c’est le temps où nous attendons que cette Parole vienne se faire chair en nous sur cette terre. C’est le temps où on doit ouvrir dévoiler ce besoin de consolation de toute la terre. C’est le temps où nous devons nous offrir l’un à l’autre espérance et miséricorde.

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